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 Economie international :
 
Cacophonie autour de la présence de Total en Birmanie
Hier Nicolas Sarkozy a appelé au gel des investissements français en Birmanie, en particulier ceux de Total. La secrétaire d’Etat aux droits de l’homme Rama Yade a tempéré en assurant que la France n'était pas l'un des partenaires principaux de la junte.
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Un flou auréole le véritable poids économique et financier de Total en Birmanie. Alors que Nicolas Sarkozy a appelé hier « l’ensemble des sociétés privées, Total par exemple, à faire preuve de la plus grande retenue, s'agissant des investissements en Birmanie », le groupe pétrolier a affirmé ce matin ne plus avoir investi dans le pays depuis 10 ans.


Présent depuis 1992 en Birmanie où le groupe pétrolier a massivement investi dans l’exploitation du champ gazier de Yadana, Total a assuré avoir stoppé ces investissements dans la zone depuis lors. En 2006, le géant énergétique français a produit sur ce site 17,4 millions de mètres cubes de gaz par jour.


En appelant les entreprises françaises à stopper leurs investissements en Birmanie, le président de la République souhaite faire pression sur la junte militaire pour que cette dernière stoppe la répression. Mais les avis divergent quant au véritable effet qu’aurait le retrait de Total sur le régime militaire de Rangoun. "Nous n'avons pas l'intention de quitter le pays", a déclaré une porte-parole de Total à Paris, jugeant qu'"un retrait forcé ne conduirait qu'au remplacement de Total par d'autres sociétés".


«Cela ne changerait rien»


Invitée sur RTL, la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme Rama Yade a jeté un peu plus le trouble en s’interrogeant : «Imaginez que Total sorte de Birmanie, qu'est ce que ça change?». Et de poursuivre : "Le fait que Total soit présent en Birmanie n'a jamais empêché l'Union européenne de proposer et de rendre effectives ses propres sanctions". Des propos qui relativisent ceux tenus par le chef de l’Etat hier à l’issue d’une réunion avec l’opposition birmane exilée à Paris.


Les opposants ont accusé Total de bénéficier, au moins indirectement, des services d’une main d’œuvre forcée fournie par la junte militaire. Le «premier ministre» de cette opposition, Dr Sein Win, a précisé ce matin sur la radio RMC : «selon nos informations, les militaires utilisent le travail forcé. Bien sûr Total dit le contraire, mais il y a forcément quelque chose de ce genre".


Les accusations de travail forcé à l’égard du groupe pétrolier français ont été récurrentes ces dernières années. En 2003, l’actuel ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait rendu un rapport en tant que consultant privé concluant que ces accusations étaient erronées.
 Le figaro.fr 28-09-2007   

   
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