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L'affaire avait été soigneusement préparée. Elle a été conclue aujourd'hui. La France et le Maroc ont signé lundi un protocole d'accord pour la réalisation d'une ligne de train grande vitesse (TGV) entre Tanger et Casablanca.
Une étude de faisabilité avait été menée par des ingénieurs français et marocains depuis 2004. Ce chantier estimé à 2 milliards d'euros va donc être réalisé. La moitié de cette somme reviendra notamment à trois entreprises françaises, Alstom, la Société nationale des chemins de fer français (SCNF) et Réseau ferré de France, pour le matériel roulant et l'équipement de la voie (signalisation, sécurité), a-t-on précisé à l'Elysée.
La première tranche de la ligne TGV sera réalisée entre Tanger et Kenitra, au nord, sur 200 km. La mise en service de ce premier tronçon est prévue pour 2013. Alstom a par ailleurs précisé dans un communiqué que cette première étape "donnera lieu à l'ouverture de négociation commerciales qui devraient aboutir en 2008".
Dans le cadre de ce projet, Alstom sera chargé de livrer 18 rames de trains à très grande vitesse à deux niveaux (Duplex), est-il encore précisé.
Par ailleurs, le Maroc et la France devraient signer une autre convention sur le transport. Alstom pourrait recevoir une commande supplémentaire de vingt locomotives destinées au tramway de Rabat, dont les travaux de réalisation seront achevés vers 2010.
Nicolas Sarkozy a aussi présenté Areva au roi Mohammed VI. Une coopération pourrait voir le jour, selon une déclaration d'intention qui devait être signée aujourd'hui. "Le Maroc étudie la possibilité de confier à la France la réalisation d'une centrale nucléaire pour la production de l'énergie électrique" dans le sud-ouest du Maroc, a indiqué une source proche du gouvernement marocain, ajoutant que des experts des deux côtés "se penchent depuis des mois sur ce projet.
Pour faire face à la forte hausse de la consommation de l'électricité industrielle et domestique, le gouvernement marocain a récemment fait part de sa décision de construire une centrale nucléaire dont la puissance n'a pas encore été déterminée.
Enfin, la France et le Maroc pourraient s'entendre sur des équipements militaires. D'autres contrats pourraient donc être signés dans les prochains jours. Nicolas Sarkozy parviendra peut-être à vendre les Rafale de Dassault, auxquels le Maroc avait préféré cet été des F16 américains.
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