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La délégation marocaine a ainsi présenté aux équipes du FMI et de la Banque mondiale conduites respectivement par M. Amor Tahari, adjoint au directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale et Mme Daniella Gressani, Vice-président pour la région MENA, un aperçu sur les derniers développements au niveau de l'économie marocaine.
La délégation a souligné qu'en dépit d'un contexte moins favorable qu'en 2006 (poursuite de la hausse des cours du pétrole, flambée des prix des matières premières et sécheresse), l'économie marocaine reste bien orientée en 2007 grâce à la diversification sectorielle des sources de croissance qui ont renforcé l'autonomisation, observée ces dernières années, du PIB par rapport aux aléas climatiques.
Ainsi, la croissance du PIB non agricole a connu une hausse de 6,1 pc du PIB au 2-ème trimestre 2007 traduisant une base plus diversifiée des activités productives, (BTP, Industries manufacturières, Tourisme, Télécommunications).
Pour l'ensemble de l'année 2007, les prévisions les plus récentes tablent sur une croissance d'environ 2,5 pc malgré une mauvaise campagne céréalière, a fait remarquer M. Zouhair Chorfi, Directeur du Trésor et des Finances Extérieures, qui représentait le Ministre de l'Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar.
Quant au déficit budgétaire, il sera contenu autour de 2 pc du PIB, l'inflation sera maîtrisée à près de 2,2 pc et un excédent du compte courant de la balance de paiements se situera à environ 1,5 pc du PIB, a indiqué M. Chorfi, qui a relevé que la préparation de la Loi de finances pour l'année 2008 intervient dans un contexte marqué par des contraintes liées notamment à la flambée des cours du pétrole et des prix des produits agricoles.
Pour leur part, les responsables du FMI et de la BM ont exprimé leur satisfaction quant aux performances enregistrées par l'économie marocaine en 2006 et au cours des premiers mois de l'année 2007. Ils encouragent les autorités marocaines à poursuivre le processus de consolidation de la stabilité du cadre macroéconomique et d'accélération des réformes structurelles.
La Banque mondiale a dans ce cadre exprimé sa disponibilité pour mettre à la disposition du nouveau gouvernement son expertise et ses capacités analytiques en vue notamment de faciliter la hiérarchisation des priorités sectorielles.
Lors de la réunion avec les responsables de la Banque mondiale, M. Chorfi leur a fait part de la récusation par le Maroc des derniers résultats de l'enquête sur les indicateurs Doing Business que contredisent l'amélioration de l'attractivité du Maroc, l'accroissement soutenu des IDE et le dynamisme des différents secteurs de l'économie. Il a, à cet égard, appelé à une refonte totale de la méthodologie suivie pour l'élaboration de ces indicateurs.
Les discussions de la délégation marocaine avec les deux institutions ont également porté sur les aspects liés à la préparation de la prochaine mission conjointe FMI-Banque mondiale portant sur l'évaluation du secteur financier marocain qui se déroulera au cours du mois de novembre prochain.
La délégation marocaine a, par ailleurs, participé à une réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales maghrébins avec le Directeur Général du FMI, qui a porté sur l'examen du rapport des experts sur l'intégration financière maghrébine, élaboré à l'issue des réunions qu'ils ont tenues à Rabat au cours des mois de mars et juillet 2007.
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