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 Economie national :
 
La France se repositionne au Maroc
Le nucléaire et les énergies renouvelables, nouveaux centres d'intérêt

Avec la crise profonde qu'il connaît, venant notamment des énergies fossiles, dont le pétrole est la ressource la plus importante et la plus problématique, puisqu'elle devient de plus en plus chère et rare, le secteur énergétique offre paradoxalement d'importantes opportunités d'investissements.
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Et pour cause, pour prévenir le risque de ralentissement ou même d'arrêt de la machine de production et de l'économie en général, il faudra bien développer des sources d'énergie
alternatives.

Ce qui nécessite davantage d'investissements et promet des profits importants. De ce fait, le secteur énergétique attire toutes les convoitises, comme en témoigne l'intérêt des principaux pays partenaires du Maroc à l'investissement dans ce secteur.
Il en est ainsi de la France, dont la récente visite du président, Nicolas Sarkosy, a ciblé, entre autres domaines de coopération, celui de l'énergie. Le coup de pouce donné par cette visite à la coopération entre les deux pays dans ce secteur fait encore parler de lui et donne lieu à des débats sur les perspectives de ce partenariat.

La conférence maroco-française sur l'énergie, qui a eu lieu hier à Casablanca, sur le thème «Les énergies de l'avenir et leur contribution au développement durable», en est une illustration. Organisée par la Fédération (marocaine) de l'énergie, avec le soutien de l'Agence (française) de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), cette conférence est venue capitaliser sur la visite du Président français au Maroc.

Ainsi, esquissant les grands traits de cette coopération qui est, selon lui, ancienne multiforme et toujours d'actualité, l'ambassadeur français au Maroc, Jean-François Thibaut, estime que ce partenariat est promis à un bel avenir. Il a rappelé à ce propos les accords qui ont été signés récemment entre les deux pays, relatifs notamment au développement de l'énergie nucléaire et à l'extraction de l'uranium des phosphates.

Par ailleurs, cette perspective se précise davantage avec l'intérêt du Maroc à cette source d'énergie qui est en pleine réhabilitation à l'échelle planétaire, après avoir été «maudite» des décennies durant. La conjoncture oblige !
« L'option nucléaire est incontournable aujourd'hui, notamment pour la production de l'électricité, surtout face à la croissance exponentielle de la demande, liée aux grands chantiers de développement économique, social et humain que connaît le Maroc», souligne le président de la Fédération de l'énergie (FE), My Abdellah Alaoui.

En effet, ajoute-t-il, « le seul moyen de produire plus d'énergie à un prix compétitif, qui plus est dans le respect des contraintes environnementales, consiste à développer la filière nucléaire».
Mais, cette énergie est une source parmi d'autres qui doivent constituer l'ossature du mix énergétique, susceptible de relever le défi du développement des énergies alternatives au Maroc, qui dépend à 96% des énergies fossiles. « S'il faut résumer la meilleure option énergétique pour notre pays, ce serait celle privilégiant un bouquet, pour la simple raison que toutes les énergies nous sont nécessaires, même si elles ont des affectations fort variées », affirme A. Alaoui. Il s'agit notamment, précise-t-il, du gaz naturel et des énergies renouvelables qui devront bénéficier de davantage de mesures incitatives.

En effet, après avoir bénéficié d'une réduction de la TVA de 20 à 14%, les chauffe-eau solaires seront exonérés totalement de cette taxe en 2008. Il s'agira également, selon le président de la FE, de l'exonération de taxes, impôts et droits de douane appliqués aux équipements des énergies renouvelables et d'efficacité énergétique dans le cadre du projet de Loi de finances 2008.
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La Fédération se rebiffe
Parmi les réformes du secteur énergétique proposées par la Fédération de l'énergie, figure notamment, la mise en place de la vérité des prix qui constitue, selon My Abdellah Alaoui, un préalable à la libéralisation du marché.

«L'Etat doit se départir de la tendance consistant à percevoir la fourniture de l'énergie comme un service social, dont le prix doit être soutenu, parce que l'énergie n'est pas un bien public gratuit ou à caractère social», estime-t-il, en affirmant que les consommateurs doivent changer d'attitude à ce propos. Ils doivent, à son avis, considérer l'énergie comme un service marchand dont ils doivent s'acquitter au juste prix, s'ils veulent garantir la sécurité de leur approvisionnement.

Toutefois, il nuance son propos en concédant qu'en dépit du caractère anti-distributif de la compensation soit avéré, elle est difficile à supprimer du jour au lendemain. «Sa réforme reste toutefois possible et souhaitable pour permettre une réallocation judicieuse de ses subsides, avec leur affectation aux populations vulnérables, celles-là mêmes qu'elle est censée servir et qui se révèlent, au final, les bénéficiaires les moins servis», conclut-il.
 Le matin.ma 09-11-2007   

   
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