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 Economie national :
 
Salafin bientôt sur le premier compartiment
La fourchette de prix sera comprise entre 585 DH et 670 DH pour une offre de 447.761 titres
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Le 17 décembre prochain, une nouvelle recrue rejoindra la cote, Salafin, société de crédit à la consommation contrôlée à 92,76% par BMCE Bank. Le montant global de l'opération sera compris entre 261.940.185 dirhams et 299.999.870 dirhams, sur la base d'une fourchette de prix comprise entre 585 dirhams et 670 dirhams par action et d'un nombre d'actions égal à 447.761 titres. 216.537 actions feront l'objet d'une augmentation de capital réservée au public. Le reliquat, soit 231.224 actions, seront cédées par BMCE Bank.

La période de souscription s'étalera entre le 28 novembre et le 3 décembre, avec possibilité de clôture anticipée le 29 novembre. Quant aux conseillers et coordinateurs globaux de l'opération, ils ne sont autres que BMCE Capital Conseil et CFG Finance. Le syndicat de placement regroupe BMCE Bank et Dar Tawfir, tandis que BMCE Capital Bourse et CFG Marchés en sont les chefs de file. Par rapport à la répartition de l'offre, le type d'ordre I est réservé aux salariés de Salafin et d'Orus Services employés depuis au moins trois mois à la date du 31 octobre 2007. Le nombre d'actions offertes à ce type d'ordre est de 17 910 (soit 4% du nombre total d'actions proposées et 0,8% du capital social de Salafin).

Cette catégorie bénéficiera, dans le cadre de cette opération, d'une décote de 10% par rapport au prix de l'offre, sous condition que les actions offertes à ce type d'ordre soient indisponibles pour une durée de 3 ans à compter du premier jour de cotation. Le type d'ordre II, réservé aux personnes physiques marocaines et étrangères résidentes ou non résidentes et aux personnes morales de droit marocain ou de droit étranger, se verra attribuer 161.195 actions (soit 36% du nombre total d'actions proposées et 6,8% du capital de Salafin). Aucun montant minimum n'est prévu pour ce type d'ordre. Le montant maximum des ordres pouvant être souscrit par un souscripteur au type d'ordre II est de 100.000 dirhams. Quant au nombre d'actions offert au type d'ordre III, il est de 111.940 actions (soit 25% du nombre total d'actions proposées et de 4,7% du capital social de Salafin).

Elles sont destinées aux personnes physiques marocaines et étrangères résidentes ou non résidentes et aux personnes morales de droit marocain ou de droit étranger. Les ordres exprimés par les souscripteurs au type d'ordre III doivent être strictement supérieurs à 100.000 dirhams et inférieurs ou égaux à 500.000 dirhams. Q'agissant de l'ordre de type IV portant sur 89.552 actions (soit 20% du nombre total d'actions proposées et de 3,8% du capital de Salafin), il est dédié aux personnes morales de droit marocain. Il s'agit notamment des OPCVM, des entreprises d'assurance et de réassurance, des organismes de pension et de retraite, de la CDG et des banques de droit marocain exprimant des ordres inférieurs ou égaux à 44.776 titres. Ceci à un moment où le type d'ordre V, réservé aux investisseurs institutionnels étrangers et aux personnes morales de droit étranger, profitera de 67.164 actions (soit 15% du nombre total d'actions proposées et de 2,8% du capital de Salafin).

Côté fondamentaux de la société de financement, ils sont en progression. Le résultat net ressort sur la période 2002-2006 en constante amélioration passant de 13,1 millions de dirhams en 2002 à 63,1 millions de dirhams en 2006, soit un taux de croissance annuel moyen de 48,0%. Cette croissance s'explique par la hausse du PNB du fait de l'augmentation continue des encours et du maintien des marges d'intermédiation, de la bonne maîtrise des charges d'exploitation et la croissance maîtrisée du coût du risque. Soutenue par l'augmentation des résultats bénéficiaires, la capacité d'autofinancement enregistre un taux de croissance de 44,8% par an en moyenne entre 2002 et 2006.
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Perspectives du secteur
Après avoir enregistré une croissance des encours de 9,4% par an sur la période 2002-2006, le secteur du crédit à la consommation devrait poursuivre une dynamique soutenue. Une évolution qui s'explique par l'émergence d'une nouvelle classe moyenne, le lancement des produits bancaires alternatifs et l'importance des besoins en crédits à la consommation au vu de la faiblesse relative du taux d'équipement des ménages en crédits (estimé à 10% au Maroc contre 35% en France).

La structure globale des encours devrait connaître une hausse notable de la part des crédits affectés aux dépens des crédits non affectés sous l'effet, notamment de l'accélération du marché des crédits automobile, lié notamment au développement des véhicules économiques et des véhicules montés au Maroc, du lancement des produits bancaires « alternatifs » qui sont par nature des prêts affectés et de la progression des crédits d'équipement domestique grâce notamment au développement des enseignes de grande distribution.

Dans la catégorie des prêts non affectés, les crédits revolving sont appelés progressivement à prendre une part de plus en plus importante à l'instar des pays européens, grâce notamment au développement de la bancarisation, des enseignes de grande distribution, et la généralisation des Terminaux de Paiement Electronique.

Le mouvement de concentration observé au cours de ces dernières années devrait se poursuivre avec le regroupement des petites entreprises du secteur. Enfin, en matière d'évolution du taux d'usure, compte tenu du contexte actuel historiquement bas des taux d'intérêts et des nouvelles règles de calcul du TMIC en vigueur, ce dernier devrait se stabiliser avant de remonter.
 Le matin.ma 19-11-2007   

   
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