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Ce sont désormais six sites à fort potentiel et devant constituer un réseau de logistique moderne et performant dont dispose le Royaume. Il s'agit des régions du Grand Casablanca, Tanger, Marrakech, Agadir et les bipôles Meknès-Fès et Oujda Nador.
Selon une étude intitulée "Diagnostic de l'organisation et du fonctionnement logistique du Maroc", ces sites ont été retenus eu égard à la nature de la production locale (industrielle, agricole, halieutique) ainsi qu'au volume et à la nature des échanges (internationaux, nationaux et régionaux). Présentée à l'occasion du Salon international du transport et de la logistique "SIT-2007" organisé la semaine passée à Tanger, l'étude indique que le Grand Casablanca arrive en tête des sites à développer, compte tenu du fait que la région représente la plus forte concentration démographique et économique du Maroc
et du Maghreb.
L'étude, qui propose notamment deux nouveaux pôles de logistique autour du port de Mohammedia et l'aéroport de Nouaceur, estime que la région représente les enjeux logistiques les plus décisifs du pays. Le bureau d'étude place la région de Tanger en deuxième position, compte tenu de sa situation géographique et l'émergence de grands projets telles la plate-forme portuaire Tanger-Med et ses vastes zones franches. Le bipôle émergent Fès-Meknès arrive en troisième position des sites à développer en infrastructures de logistique, compte tenu du volume de production des unités industrielles qui y sont implantées en plus de la forte activité agricole qui nécessite des unités de logistiques modernes dédiées au stockage et à l'export.
Pour la région de Marrakech, une zone touristique et de grande consommation, l'étude préconise une zone "multimodale de groupage de et vers les régions du sud". D'autre part, la région d'Agadir devra s'équiper en zone logistique orientée vers l'export de la production agricole et halieutique. Il s'agit d'une bourse de fruits et légumes, un pôle de compétitivité pour les produits de la pêche et une zone de conditionnement et d'entreposage. Cette infrastructure logistique devra aussi optimiser la mise à contribution du port d'Agadir.
Pour la région de l'Oriental, qui connaît actuellement d'importants investissements en infrastructures routières, notamment l'autoroute Oujda-Fès, l'étude recommande un développement du port de Nador et un centre d'échanges agricoles qui devra centraliser et dispatcher la forte production agricole de Berkane. L'étude relève que par sa position stratégique et sa proximité du marché européen, l'activité de transbordement et transport des conteneurs à partir du Maroc se distingue par un coût des plus compétitifs.
Une marchandise acheminée vers le marché européen depuis les ports marocains est d'un coût trois fois inférieur à celui que nécessiterait un long trajet depuis l'Asie. Des chiffres communiqués lors de cette rencontre indiquent que la logistique représente 20% du PIB et que sa valeur ajoutée varie entre 25 et 60% en fonction des secteurs.
Le transport représente à lui seul 6% du PIB et 9% du secteur tertiaire (services).
Il emploie 6% de la main d'?uvre active et représente 25% de la consommation
de l'énergie. L'étude démontre que près de 70% du secteur du transport des marchandises au Maroc n'est pas structuré avec une grande concentration sur la région du Grand Casablanca. Entrée en vigueur en mars 2003, la libéralisation du transport routier de marchandises a insufflé une nouvelle dynamique au secteur.
Ce processus a permis de réduire les prix et d'améliorer la qualité du service et des délais de livraisons. Il a également engendré, à fin 2006, la création de près de 4.500 nouvelles entreprises et de 7.000 emplois directs dans le secteur. Concernant le secteur portuaire, l'entrée en vigueur en décembre 2006 de la nouvelle loi 15-02 régissant le secteur a permis de recentrer le rôle de l'Etat sur ses missions de régulation garantissant une concurrence loyale au sein des ports. Cette réforme ambitionne d'améliorer l'efficacité de l'outil portuaire national, de réduire les coûts et de sécuriser davantage les ports grâce à une meilleure coordination des services concédés.
Cette réforme s'est traduite, en 2007, par la baisse du coût de passager et par une plus grande transparence.
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Extension des infrastructures
En matière de mise à niveau et d'extension des ports du Royaume, différents projets de grandes envergures ont été lancés ces dernières années à l'instar du grand complexe portuaire Tanger-Méditerranée. La mise en service du premier terminal à conteneurs a été lancée en juillet 2007. Ce complexe, ouvrant sur le détroit de Gibraltar et connecté aux réseaux autoroutiers et ferroviaires du Royaume, traduit l'insertion effective du pays dans son espace régional en captant une part importante du commerce international qui transite par le détroit à destination de l'ensemble des pays du pourtour méditerranéen.
Parallèlement, la cadence de réalisation du schéma d'armature autoroutière visant la construction de 1500 km à l'horizon 2010 a été accélérée au cours de ces dernières années atteignant 160 km de linéaire par an. Ce rythme a permis la réalisation, à fin juillet 2007, d'un linéaire de 816 km et le lancement des travaux de construction des tronçons de Marrakech-Agadir et de Fès-Oujda, opérationnels respectivement en 2009 et 2010.
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