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 Economie international :
 
Abou Dhabi à la rescousse de Citigroup
La banque empétrée dans la crise des subprimes pourrait encore supprimer des emplois. Et recevoir un peu d’argent frais d’Abou Dhabi.
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La crise du crédit immobilier à haut risque, dit «subprime», fait encore des vagues. Ainsi, après avoir déjà réduit depuis avril ses effectifs de 5%, soit 17.000 personnes, la banque Citigroup s’apprêterait à une nouvelle coupe dans son personnel. Le groupe entend ainsi réduire ses coûts, a expliqué une porte-parole du groupe, Shannon Bell, en réaction aux informations diffusées un peu plus tôt par la chaîne de télévision CNBC, qui faisait état de suppressions d’emplois «importantes», voire «massives». Des sources proches du dossier n’excluent pas le départ de 45.000 personnes.

Interrogé par l’AFP, Citigroup a reconnu avoir engagé une réflexion dans l’attente de son futur PDG, qui devra remplacer Charles Prince, destitué de ses fonctions le 4 novembre dernier après l’annonce de très lourdes dépréciations d’actifs pour cause de crise sur le marché obligataire.

«Nos chefs de divisions sont en train de planifier comment nous pouvons positionner nos activités au regard des réalités économiques, de la manière la plus efficace et rationnelle en matière de coûts», a précisé la banque. Citigroup emploie dans le monde 320.000 personnes.

Cette annonce a fortement plombé Citigroup à la Bourse de Wall Street. Le titre a perdu 3.15% à la clôture des marchés américains.

Abou Dhabi ou le fonds providendiel
C’était juste avant l’annonce faite après la clôture par la première banque américaine. Celle ci a annoncé que l’émirat d’Abou Dhabi investirait jusqu’à 7,5 milliards de dollars dans Citigroup. Ce qui pourrait lui permettre de monter à terme jusqu’à 4,9% de son capital. L’émirat, l’un des sept Etats membres des Emirats arabes unis, n’en est d’ailleurs plus à son coup d’essai. Fin septembre, le fonds souverain avait pris 7,5% de Carlyle, l’un des plus gros fonds d’investissement des Etats-Unis, pour 1,35 milliard de dollars. Suite à la crise financière, il avait également injecté 500 millions dans un fonds détenu par l’américain.

La réaction a été immédiate sur les marchés, et notamment à Tokyo où la bonne tenue des bancaires a permis au Nikkei de s’extirper de la zone rouge en fin de séance. Il faut dire qu’un autre fonds souverain du golfe, celui de Dubaï, avait dans le même temps annoncé un investissement de taille, cette fois-ci dans Sony.

Ce «sauvetage» de Citigroup pose toutefois question aux analystes de Wall Street. En effet, certains soulignent que les conditions d’entrée d’Abou Dhabi sont assez avantageuses pour l’émirat. Abou Dhabi recevra un rendement de 11% sur les titres vendus, et ce payable chaque trimestre. De quoi se poser sérieusement des questions sur la santé financière de la plus grande banque américaine...
 Le figaro.fr 27-11-2007   

   
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