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La Société de financement agricole régionalisé |
Cette filiale, dotée d'un capital de 100 MDH, devra prendre en charge les agriculteurs non bancarisés qui ont un besoin de financement plus important que celui offert par le micro-crédit, et ce sous le contrôle de CAM. Ce projet a été examiné et validé hier mardi 18 décembre lors de la réunion du Conseil de surveillance du Crédit agricole, présidée par le Premier ministre, Abbas El Fassi, au siège de son département. Ce dernier a mis en exergue «le rôle primordial du secteur agricole et particulièrement celui des activités socio-économiques rurales dans le développement économique national du pays».
Outre cette annonce, le président du directoire du CAM a présenté les résultats de cette institution financière durant la période 2003-2007, ceux des neufs premiers mois de l'année, ainsi que le nouveau projet d'entreprise 2010.
La bonne nouvelle est que cette banque est sur la bonne voie pour ce qui est du processus de restructuration financière, du renforcement des fonds propres, de l'élargissement et redéploiement du réseau, du développement de la qualité des ressources humaines, sans oublier la refonte du système de contrôle. «Au 30 juin, la banque était entièrement en conformité avec les règles prudentielles de Bank Al Maghrib, tant pour les fonds propres qui s'établissent à plus de 2 MMDH que pour le sous-provisionnement, qui a été entièrement résorbé», souligne la Primature.
Un bon point pour l'équipe de Tariq Sijilmassi, qui ?uvre pour mener à bien l'opération de sauvetage de cette institution. Pour la période 2003-2007, les indicateurs sont au vert. Les ressources de la clientèle se sont établies à 39 MMDH en 2007, contre 26,8 MMDH en 2003. Les créances saines ont atteint 24 MMDH, s'améliorant de 10 MMDH par rapport à 2003. Le montant des créances, quant à lui, a été réduit de près de 10 MMDH, ce qui le ramène à 6,7 MMDH. Le produit net bancaire a connu une évolution significative, passant de 862 MDH, il y a cinq ans, à près de 2 MMDH prévus à fin décembre 2007. De son côté, le coefficient d'exploitation a été ramené de 76% en 2003 à moins de 48% en 2007.
Cette performance a permis au Crédit agricole du Maroc de se hisser au quatrième rang du système bancaire marocain, tout en renforçant son positionnement en tant que banque universelle au service du monde rural.
Une chose est sûre. Avec ces chiffres encourageants, le Crédit agricole entame l'année 2008 avec confiance. Ses bonnes performances joueront en sa faveur lors de sa privatisation par le biais d'une introduction en Bourse prévue pour fin 2008, au plus tard début 2009, ce qui pourrait le doter de moyens financiers importants. En fait, cette opération, est de nature à renflouer les caisses de la banque, indépendamment des aléas de la pluviométrie.
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Nouveau plan d'entreprise CAM 2010
Dans la foulée, le président du conseil de surveillance a annoncé la réalisation anticipée des objectifs du plan d'entreprise CAP 2008 et a exposé le nouveau plan d'entreprise CAM 2010. Ce plan vise à augmenter le nombre de bénéficiaires des concours financiers du groupe, notamment les agriculteurs et les ruraux.
Les membres du conseil ont également passé en revue l'activité du nouveau pôle vert créé au sein de la banque, qui prend en charge la mission de service public à travers la fondation ARDI pour le micro-crédit. Cette dernière compte 130 antennes réparties à travers le Royaume et a réussi à drainer 75.000 clients, contre 37.288 clients en 2006.
Elle ambitionne de devenir le leader du micro crédit dans le milieu rural.
A noter que l'ex-fondation Crédit agricole pour le micro-crédit a été relancée début 2007 et a été dotée d'une assise financière de 500 MDH.
Il est à noter que la Banque s'engage résolument vers la cible des petits agriculteurs, une cible qui pourrait constituer un important levier de croissance et contribuer à dynamiser ses activités.
Outre le monde rural, le CAM intervient également dans le financement de la filière agro-alimentaire. Le montant des crédits qui leur est alloué s'est élevé à 18 MMDH à fin juin 2007, ce qui place l'établissement au premier rang national pour le financement de ce type d'activité.
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