NATIONAL
  INTERNATIONAL
  SPORTS
   
  NATIONAL
  INTERNATIONAL
   
  Arts
  Musique
Théatre
Cinema
 
  MODE
  ELLES!
   
  HOROSCOPE
  METEO
  Change
  Videos
  Annuaire Web
 
 
 Economie national :
 
Vers une refonte globale
Devant l'explosion de la Caisse de compensation (CC), qui frise les 20 milliards de dirhams, d'importantes réformes sont annoncées à l'issue de la réunion de son Conseil d'administration, tenue mardi 25 décembre 2007 à Rabat.
           ................................................................................
Nizar Baraka, ministre chargé des Affaires économiques et générales, a précisé que, pour améliorer la performance de la caisse et assurer un meilleur ciblage vers les plus démunis, une restructuration articulée autour du contrôle, de l'organisation, de la révision tarifaire, et de la réorganisation des secteurs, sera mise en route.

Il est vrai que la nécessaire refonte du système de compensation actuel était devenu un secret de polichinelle. Déjà de passage au Forum du Matin du Sahara, le 1er novembre 2007, Nizar Baraka avouait que ce dossier figurait parmi les plus chauds, hérités au lendemain de sa nomination.

Il affirmait alors que la problématique des prix, devenue majeure, a commencé à toucher le pouvoir d'achat des citoyens.
Quoi qu'il en soit, il ne faut pas s'attendre à une quelconque indexation sur les prix de la liste des cinq types de produits subventionnés, à savoir les produits pétroliers, le gaz butane, le sucre, le tournesol et la farine. Sur ce volet, le ministre chargé des Affaires économiques et générales a été catégorique :
«L'indexation a été gelée».

Toutefois, il présageait des mesures à mettre en place lorsque certains seuils venaient à être dépassés. A titre d'exemple, il avançait que pour le cours du pétrole brut qui frôle la barre des 100 dollars, le prix d'équilibre est à 53 dollars !
Aujourd'hui, il est question de rendre plus efficace un système de compensation, qui a vu son budget croître de manière exponentielle, passant de 3 milliards de dirhams en 2002 à 20 milliards de dirhams. Un tel montant (2/3 des investissements de l'Etat), grevant grandement le budget de l'Etat, est devenu intenable, sachant que le cours des matières premières ne cesse de grimper, soulignait naguère Nizar Baraka.

Ainsi, pour ne pas tomber dans une logique d'arriérés, il compte éviter l'erreur, jusque- là commise, par ses prédécesseurs. Au lieu de se focaliser, comme par le passé sur la caisse, elle-même, il serait plus judicieux de revoir, à moyen terme, les mécanismes à même d'apporter une aide directe aux citoyens nécessiteux- son essence, voire sa genèse. Un audit de performances fut lancé par l'Inspection des Finances afin de savoir si les objectifs d'équité dévolus à la CC ont été atteints ou pas, et établir un véritable diagnostic sur l'ensemble des mécanismes.
Il va falloir s'attendre à tout un travail en amont, sur les filières céréalières et du sucre, sur la distribution de pétrole et de gaz.

Entre autres volets à revoir, la tarification, la fiscalité, les intermédiations, et les mesures d'accompagnement sont dans le pipe. Relativement à la filière céréalière, M. Baraka a tenu à faire la distinction entre les céréales et les autres produits subventionnés.

Il a notamment révélé le lancement d'une étude technique exhaustive, sous l'égide du ministère de l'Agriculture, et un financement du Fonds Hassan II pour le développement économique et social, dans l'objectif de développer une nouvelle stratégie pour le secteur agricole en général, et le domaine céréalier en particulier. De son avis, cette stratégie devrait entraîner une restructuration de la filière céréalière afin de garantir une production nationale suffisante pour satisfaire une bonne partie des besoins internes et réduire le volume des importations.
 Le matin.ma 28-12-2007   

   
     Inscription