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Selon la Direction des études et des prévisions financières relevant du ministère des Finances et de l'Economie, l'impact de la hausse des prix internationaux sur la balance commerciale a été négatif, même si l'appréciation du dirham face au dollar a permis d'éponger une fraction de ce surcoût. Sur la base d'un échantillon de produits échangés représentant 32% du total des exportations et 39% de celui des importations, le déficit commercial s'est aggravé de près de 2 MMDH à fin septembre 2007 par rapport à la même période de l'année 2006.
La forte hausse en valeur des importations de blé (118% sur la période considérée) explique en grande partie cette détérioration du déficit commercial. En revanche, les importations de produits énergétiques, bien qu'en volume stable, ont accusé une légère baisse d'environ 5% en valeur. Par ailleurs, l'effet positif de l'accroissement des prix de certains produits exportés, notamment l'acide phosphorique et les engrais naturels et chimiques, a été insuffisant pour atténuer l'impact du renchérissement des produits importés. Aussi, la baisse des exportations de certains produits tels que les poissons et les agrumes n'a-t-elle pas été d'un quelconque soutien à l'amélioration de la balance commerciale. Face à ce contexte international de renchérissement continu des cours des produits de base, des mesures de politique économique ont été conduites.
Il s'agit en l'occurrence de la nouvelle politique énergétique qui consiste à renforcer la sécurité des approvisionnements, à diversifier le bilan énergétique national et à accorder une place de choix aux énergies renouvelables.
De plus, en vue de faire face à l'envolée des cours des céréales, le Maroc a procédé, depuis le début de l'année 2007, à une réduction progressive des quotités du droit d'importation de certaines denrées, pour aboutir en septembre 2007 à la suspension de la perception du droit d'importation applicable au blé tendre et au blé dur. Ces mesures, même si elles permettent d'affranchir partiellement l'économie nationale des tensions sur le marché international des céréales, ne devraient pas occulter la nécessité d'accélérer le processus de modernisation et de mise à niveau de l'agriculture marocaine, notamment à travers la résorption du déficit de productivité et la réduction de la dépendance pluviométrique.
En somme, l'économie nationale est loin d'être affranchie de ces évolutions. Sa dépendance grandissante vis-à-vis des importations de produits de base la rend vulnérable aux fluctuations des prix sur le marché international. Face à cette nouvelle donne, des mesures de politiques économiques rénovées méritent d'être envisagées. Auparavant, la DPEF indique que le marché mondial des produits de base est soumis actuellement à de fortes pressions à la hausse. Si cette tendance est intervenue un peu plutôt dans le cas des produits pétroliers, elle s'est généralisée progressivement pour concerner les autres produits de base, notamment les céréales.
Cette situation est consécutive à la séquence de conditions climatiques défavorables, notamment la sécheresse de 2006 en Australie et en Ukraine, conjuguée à la réduction des 2/3 des stocks de la Chine depuis 1999.
Elle traduit également la vigueur demande adressée par les pays émergents, en particulier la Chine et l'Inde, et la multiplication des opérations de spéculation issues de l'intervention accrue des fonds d'investissement et qui ne fait qu'altérer un équilibre des marchés déjà fragile. Non moins important, le repli marqué du dollar américain, monnaie dans laquelle est libellée l'essentiel des prix des matières premières, affecte le pouvoir d'achat des revenus des pays exportateurs et constitue de ce fait un facteur amplificateur de la hausse des prix.
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De très fortes tensions
Les marchés des matières premières agricoles sont soumis depuis 2005, après une longue période de baisse, à de fortes tensions, se traduisant par une flambée importante des prix des produits agricoles, notamment ceux des céréales.
Cette situation est sans précédent, tant par l'ampleur des hausses constatées que par le fait qu'elle concerne un très grand nombre de produits.
En effet, la production mondiale de blé a régressé de 28 millions de tonnes (Mt), pour s'établir à 594 Mt en 2006-2007, dont environ 35 Mt de blé dur et 559 Mt d'autres classes de blé, sous l'effet de la régression de la production dans les principaux pays producteurs, notamment l'Australie, les Etats-Unis et l'Union européenne.
De son côté, la production mondiale de céréales secondaires a été ramenée de 977,5 Mt en 2006-2007 à près de 966,7 Mt en 2005-2006.
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