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Une dynamique se met en fait en place, s'appuyant sur une nouvelle stratégie basée sur des grands projets structurants, sous l'impulsion de l'initiative de Sa Majesté le Roi.
Le Souverain a en effet fait du développement de cette région l'une des priorités du développement régional au Royaume.
Un intérêt qui a donné naissance à une agence dédiée au développement de la région (Agence de l'Oriental) qui a démarré ses activités en mai 2006. L'Oriental subit actuellement «une mutation rapide aux plans des stratégies sectorielles, des infrastructures et du cadre de vie», a souligné Mohamed Mbarki, directeur général de l'Agence, dans le premier numéro de la publication trimestrielle de l'Agence.
Les grands projets vont permettre, selon la même source, de «mieux préparer la région au nouveau contexte de développement régional».
Ces projets, précise-t-on, touchent les infrastructures de base (accès à l'eau potable, l'électrification rurale, la lutte contre l'habitat insalubre…), les infrastructures de transport (rocade Méditerranée Saidia-Nador, autoroute Fès-Oujda…), les infrastructures sociales et financement de l'entreprise (Fonds d'investissement de l'Oriental), la requalification des villes de la région… Les «grands projets sectoriels» lancés dans la région sont tournés, selon l'Agence, vers l'exportation et l'attractivité des investissements directs étrangers, en cohérence avec les exigences de constitution d'une nouvelle base économique régionale, exportatrice et attractive.
Celle-ci vise, par ailleurs, précise-t-on, un jeu de multiplicateurs, la création d'emplois et de revenus directs et indirects « à même d'assurer le rattrapage économique et démographique des territoires de la région».
Contrairement à celle des années 70, estime-t-on, «la nouvelle génération des grands projets sectoriels bénéficie d'un environnement macro-économique favorable, de réformes structurelles qui assurent un meilleur fonctionnement des marchés (travail, capital et foncier notamment) et d'une amélioration sensible des services (télécommunications, transport…)».
Le nouveau défi est de réunir les conditions microéconomiques de réussite de ces grands projets qui vont mobiliser des capitaux publics et privés «en partenariat productif d'un montant très supérieur à ce qui est traditionnellement investi dans la région». Ce renversement des flux de capitaux au profit de la région, ajoute-t-on, va augmenter le taux d'investissement de manière spectaculaire de 20 à plus de 35%, compatible avec des taux de croissance économique à deux chiffres.
Les impacts sectoriels des grands projets en termes d'emplois totaliseraient quelque 30.000 emplois directs en année d'exploitation.
«Les effets indirects, les plus porteurs de richesses pour la population de la région vont se déployer dans le reste des territoires selon une intensité et un rythme non planifiables, mais suffisamment significatifs pour susciter la mobilisation des acteurs et enclencher ainsi un véritable cercle vertueux” de développement conclut-on.
Par ailleurs, il est à noter que l'Agence pour la promotion et le développement de l'Oriental a élaboré un ambitieux programme de développement industriel.
Le Programme de développement industriel dans la région de l'Oriental est le résultat d'une étude stratégique qui répond, d'ailleurs, aux orientations du Plan Emergence, qui place l'Oriental parmi les régions
à fort potentiel agro-industriel. Le plan vise, entre autres, la création d'un pôle industriel à Nador et d'une zone franche logistique du côté de
Taourirt, mais aussi la modernisation du pôle agroalimentaire de Berkane. En plus, la région ambitionne de se positionner sur le secteur des services ; un projet pour la création d'une zone d'offshoring à Oujda est à l'étude.
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Programme
L'un des axes de ce programme est la promotion d'un pôle industriel sur la zone Est de la façade méditerranéenne du Maroc. Dans le cadre de sa politique consistant à développer des projets intégrés et complémentaires, adaptés aux spécificités et aux particularités des provinces incluses dans son périmètre d'intervention, l'Agence de l'Oriental a réalisé une étude pour la mise en valeur d'un pôle de développement industriel dans la Région. Les enjeux majeurs de ce projet sont multiples, selon l'Agence.
Il s'agit de rééquilibrer le développement économique du Royaume sur le front oriental avec un nouveau pôle baptisé «Med-Est», de faire appel à des investissements endogènes et exogènes, de révéler le potentiel humain et les savoir-faire existants.
Ce projet vise également à favoriser la fixation des populations, notamment dans les régions rurales et la création d'emploi, à faire du port de Nador la deuxième porte d'entrée méditerranéenne du Maroc, en complémentarité avec Tanger et à placer la Région de l'Oriental au coeur du triangle économique Casablanca -Alger-Espagne.
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