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L'amélioration du revenu national brut disponible soutenue par la consolidation des revenus nets en provenance du reste du monde devrait jouer pleinement dans cette évolution.
Ainsi et au titre de 2008, le budget économique prévisionnel fait ressortir une progression de l'épargne nationale d'environ 10,3% se situant à 219,7 MMDH. Selon le HCP, cette hausse serait attribuée à la consolidation des revenus des entreprises et des ménages, notamment les agriculteurs, ainsi qu'au renforcement des recettes de l'Etat. En outre, les revenus nets en provenance du reste du monde seraient en augmentation de 11,5%, sous l'effet, essentiellement, de la consolidation des transferts des MRE. Cette évolution permettrait au taux d'épargne nationale d'afficher une légère augmentation en passant de 33,1% du PIB en 2007 à 33,4% de celui-ci en 2008.
Par ailleurs, avant l'année 2007 et pendant six années successives, le compte des
revenus et des transferts avait toujours compensé, par ses excédents, les déficits en ressources et dégageait des épargnes positives.
Depuis 2007, l'épargne extérieure est devenue négative, de l'ordre de 1% du PIB, tendance qui se maintiendrait en 2008, puisque le déficit des transactions courantes de la balance de paiements se situerait à 1,7% du PIB. Au niveau des opérations financières, les recettes des investissements directs étrangers sont supposées augmenter au même rythme que celui des deux dernières années, contribuant ainsi à la réalisation d'importants excédents du solde des opérations financières. Au total, le compte extérieur pourrait lui aussi connaître une situation nouvelle.
Si jusqu'à présent le compte courant a été excédentaire, il faut bien se rendre compte que ce taux est devenu négatif en 2007. Plus précisément, les excédents au titre des transferts MRE et du Voyage ne sont plus suffisants pour couvrir le déficit commercial ; la couverture de ce déficit n'a été assurée que grâce aux flux positifs observés au niveau des investissements et prêts privés étrangers. Est-ce à dire que la biennale 2007-2008 marque la fin d'une conjoncture et le début d'une autre ? Un peu comme l'aura déjà été 1997-1998 ?
Ceci étant signalé, la ventilation de l'épargne nationale permet de relever une stabilité de la part de l'épargne intérieure par rapport au PIB, qui se maintiendrait à près de 23,4% en 2007 et 2008, alors que la part des revenus en provenance du reste du monde (épargne extérieure) se renforcerait légèrement, passant de 9,8% du PIB en 2007 à 10% du PIB en 2008. Le niveau d'épargne nationale prévu serait, néanmoins, légèrement inférieur au montant de l'investissement brut (FBCF plus variation des stocks) dont le taux se situerait à 35,1% du PIB au lieu de 34,1% en 2007. Au total, le compte épargne-investissement dégagerait, pour la deuxième année consécutive, un léger besoin de financement d'environ 1% et 1,7% du PIB, respectivement en 2007 et 2008 au lieu des excédents réalisés depuis la fin des années quatre vingt dix.
Dans cette propension, il faut aussi savoir qu'au registre des finances publiques, la politique budgétaire adoptée par les pouvoirs publics pour l'année 2008 se veut expansive, l'objectif visé est le soutien de la croissance économique et le développement social à travers les grands projets structurants d'infrastructures et d'habitat.
Dans ce contexte, les dépenses courantes de fonctionnement augmenteraient de 5,1% et représenteraient 21,3% du PIB en 2008. Cette hausse proviendrait de l'accroissement des dépenses en biens et services de 11,9%, de la masse salariale de 4% et des charges de compensation de 3,6%. De même, les investissements publics programmés dans le budget de l'Etat pour cette année enregistreraient une amélioration considérable de l'ordre de 29%. Parallèlement, les recettes publiques pourraient progresser de 4,4% et atteindraient 22,8% du PIB selon les données de la Loi de finances.
Les recettes fiscales devraient s'accroître de 6,2%, alors que celles non fiscales seraient en recul de 9,8%. La hausse des recettes fiscales serait due à l'expansion de celles générées par l'impôt sur les sociétés, en liaison notamment avec la hausse des bénéfices des grandes sociétés et par l'impôt sur le revenu, suite à l'amélioration attendue des revenus des agents économiques.
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Programmation budgétaire
Pour l'exercice 2008, la programmation budgétaire retenue s'inscrit globalement dans la continuité des options de politique économique mises en œuvre ces dernières années. En réitérant l'objectif stratégique de placer l'économie nationale sur la voie du développement accéléré pour répondre à la problématique de l'emploi et favoriser la cohésion sociale, le budget prévisionnel se fixe comme axes prioritaires pour l'exercice qui commence la mise à niveau de l'économie nationale, la poursuite des réformes structurelles et la promotion des secteurs sociaux.
Les principaux objectifs inscrits dans le cadre des axes prioritaires du budget recouvrent différents aspects économiques, sociaux, administratifs et financiers. Il va sans dire que la mise en œuvre des mesures prévues à cet effet nécessitera la mobilisation d'importants moyens.
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