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Le résultat net de l'exercice s'est établi en fait à 84,4 MDH contre 63 MDH en 2006, soit un bénéfice par action de 35,5 DH. Ceci, malgré une année durant laquelle ont surgi plusieurs événements majeurs concernant le secteur, dont principalement les incertitudes sur le sort du crédit de TVA de la LOA ayant conduit à «une hausse tarifaire des produits proposés et de facto, à un relatif ralentissement de la demande de financement Automobile», constate le management de Salafin. Des événements, qui n'ont pas empêché le PNB de la filiale de BMCE de marquer une progression de +20%, portée essentiellement par la hausse des opérations de crédits de +58 % et des opérations de leasing de +4%.
La production de crédits s'établit globalement à un plus haut historique de 1,3 MMDH, en hausse de 41%, portant le niveau des encours financiers de crédits à 2,3 MMDH en hausse de 21%.
En détails, le Crédit Personnel qui a marqué une croissance remarquable de + 204% a représenté près de 54% de cette production totale, suite au lancement du crédit Immédiat en avril, au moment où le Financement Automobile a chuté et est passé de 78% de la production en 2005 à 72% en 2006, pour n'en former que 43% en 2007. Le Crédit Revolving a, au contraire, maintenu sa quote-part à 3% Jugé de sa globalité, ce niveau soutenu de la production de crédits a été alimenté, explique la société, par une nette amélioration de la productivité du réseau propre de la boite, ainsi que par le développement des synergies groupe, puisqu'en 2007, Salafin avait démarré la Convention de Distribution des Crédits à la Consommation sur le réseau bancaire BMCE.
Malgré une hausse contenue des Frais Généraux (+ 24%) due aux charges exceptionnelles induites par l'opération d'introduction en bourse, et aux recrutements opérés durant l'exercice, le cœfficient d'exploitation se maintient à 28%, parmi les plus bas sectoriels. Salafin qui a du optimiser sa gestion du risque en 2007, conjuguée à un recouvrement performant, a pu provisionner près de 19,6 MDH correspondant à un coût du risque (hors agios réservés) inférieur à 1%, en conformité avec les règles prudentielles
en vigueur. Ce qui fait ressortir un taux de couverture des Créances en Souffrance de 89%, pour ces mêmes qui n'ont augmenté que de 9% en 2007.
Suite à l'augmentation de capital de 145 MDH, réalisée en décembre 2007, et à la croissance interne, les fonds propres de l'entreprise se sont renforcés à 486 MDH lui permettant de poursuivre sereinement son plan de développement pour les prochains exercices.
La croissance permanente du marché du crédit à la consommation et la synergie groupe avec BMCE Bank, sa banque mère permettent «d'envisager l'avenir avec beaucoup de sérénité» promet Amine Bouabid, le président de directoire de Salafin sans livrer de chiffres. Au titre de l'exercice 2007, il a été proposé la distribution d'un dividende de 18 DH par action, correspondant à un montant global de 42 707 666 DH, soit un payout ratio de 51%.
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Un engouement certain
Le secteur des crédits à la consommation a poursuivi sa lancée durant l'année 2007, ceci malgré les faits majeurs qui l'ont caractérisé.
Les financements aux particuliers distribués en 2007 par les sociétés de crédit ont connu une croissance exceptionnelle de +25% par rapport à 2006, largement expliquée par la forte hausse des financements Automobiles de 39%. Les
financements en 2007 s'établissent à 14,6 MMDH contre 11,6 MMDH en 2006.
Quant aux encours de financement aux particuliers (hors Immobilier), ils s'établissent à 46,3 MMDH dont 42,4%, sont portés par les Banques (19,6 MMDH) et 57,6 % portés par les Sociétés de Crédit (soit 26,7 MMDH)
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