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 Economie national :
 
Les importations ont progressé de 128% au 15 mars
Au fil des mois, le marché des céréales fait ressortir les effets de la sécheresse qui a sévi au Maroc au cours de la campagne précédente.
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En effet, la commercialisation des céréales a porté au 15 mars dernier sur 5 millions de quintaux, soit une diminution, à la même date, de 70% par rapport à la moyenne quinquennale (2002-2006), de 80% par rapport à l'année précédente et une hausse de 31% par rapport à 2000 (année de sécheresse comparable). Pour la première quinzaine de mars, la commercialisation des céréales a porté sur 56 mille quintaux constitués presque exclusivement de blé tendre, selon les statistiques de l'ONICL (Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses).

Le marché des céréales a été également marqué cette année par la prépondérance de l'intervention des commerçants et des minoteries industrielles par rapport aux coopératives. En fait, les premiers ont intervenu dans cette collecte pour une part de 62% contre 57% la campagne précédente, à la même date. Pour les coopératives, elles se sont contentées de près de 2% contre 14% une année auparavant. Le reste constitue la part des minoteries industrielles, qui est de 36% contre 29% la campagne précédente.

L'autre fait marquant du marché des céréales cette année est, comme on s'y attendait, la hausse effrénée des importations. En effet, au 15 mars dernier, les achats à l'étranger des céréales ont porté sur près de 53 millions de quintaux. Ce volume est en hausse de 128% par rapport à celui de la campagne précédente à la même date.
La ventilation de ces achats par port montre que 73% du trafic céréalier a transité par le port de Casablanca, suivi des ports d'Agadir (8%), de Jorf (6%), de Nador (5%) et ceux de Safi et de Tanger (4% chacun). Quant aux origines de ces importations, elles sont dominées par les Etats-Unis, la France et l'Argentine.
S'agissant de la transformation, les données fournies par l'Onicl font ressortir que les écrasements de blé tendre, au cours de la première quinzaine du mois de mars, ont atteint 1,8 million de quintaux, dont 0,5 million pour les farines subventionnées et 1,3 million pour les farines libres. Ce qui correspond à une évolution de 37% par rapport à la même période de l'année dernière.

Pour les stocks de céréales, au 15 mars 2008, ils se sont inscrits en baisse de 4,4% par rapport à la quinzaine précédente, toutes céréales confondues, avec environ 13,4 millions de quintaux. Par céréale, la variation est marquée par une baisse des disponibilités en orge (-21%) et de celles en maïs (-10%). Les stocks de légumineuses portent sur 125 mille quintaux, détenus exclusivement par les commerçants et constitués principalement de lentilles, de fèves et d'haricots, selon l'Onicl.

L'activité des écrasements de blé dur et d'orge a porté, quant à elle, sur environ 233,7 mille quintaux, au cours de la même quinzaine, soit une baisse de 17% comparativement à la même période de l'année précédente. Par céréale, les écrasements de cette quinzaine ont atteint 201,4 mille quintaux de blé dur et 32,3 mille quintaux d'orge.

Par ailleurs, il est à rappeler que les importations des céréales ont pesé lourd dans la balance commerciale du pays l'année dernière. Ce qui s'est répercuté sur la facture alimentaire qui a progressé en 2007 de 71,3% à 26.416,4 MDH contre 15.417,9 MDH, une année plus tôt. Cette évolution est imputable pour l'essentiel aux importations de blé (+6.064,7 MDH), de maïs (+1.699,7 MDH), d'orge (+911,8 MDH) et de lait (+551,2 MDH). Résultat : les achats de céréales (blé, maïs et orge) ont plus que doublé en 2007.

Cette forte hausse des importations de céréales est due au renchérissement des cours de ces produits sur le marché international, lesquels sont passés à 14.001,3 MDH contre 5.325,1 MDH une année auparavant, soit une hausse de 8.676,2 MDH qui représente 18,7% de l'accroissement global des importations (plus de 46 MDH).
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Restitution à l'importation
Le nouveau système de restitution à l'importation est basé sur une subvention du prix du blé tendre directement à l'importation. Il repose en premier lieu sur la fixation d'un prix de référence (prix de revient calculé à l'importation) sur la base d'une formule indexée sur les cours mondiaux. Le deuxième principe est la restitution à l'importation servie à l'entrée du blé tendre au niveau des ports, le montant de la restitution correspond à la différence entre le prix de revient calculé à l'importation et le prix cible au niveau portuaire.

Troisièmement, le calcul et la révision mécanique de la restitution à l'importation sur chaque quinzaine, soit une période significative à même de refléter les variations des cours. Quatrièmement, la régulation des prix pour les consommateurs par des accords de modération entre l'administration et les professionnels. C'est ainsi que le quintal du blé tendre a été fixé à un prix plafond de 260 DH. La quantité globale du blé tendre à importer pour la période de février à mai 2008 a été fixée à 14 millions de quintaux. Pour ce qui est de la farine de luxe fabriquée et mise en vente par la minoterie industrielle, elle sera vendue à un prix maximum de 350 DH/q.
 le matin 02-04-2008   

   
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