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Ce secteur connaît actuellement une orientation favorable qui résulte notamment d'un ensemble de facteurs liés à la vigueur de la consommation des ménages marocains et à une plus grande réceptivité de ceux-ci au dynamisme de l'offre des établissements de crédit, et ce, dans un contexte de baisse des taux et un cadre réglementaire et prudentiel favorable. Selon la DPEF du ministère des Finances, le secteur est en train de mener à bien sa structuration à travers l'assainissement et la restructuration des sociétés de financement ainsi que la rationalisation de l'octroi de crédit. Toutefois, un ensemble de mesures s'impose pour atténuer le risque de surendettement des ménages.
Il faut dire qu'il y a de cela deux ans, l'endettement des ménages marocains a poursuivi son essor, dynamisé par un environnement économique, financier et réglementaire favorable. Ainsi, sur la base des documents comptables communiqués par les établissements de crédit à Bank Al-Maghrib, rappelle la DPEF, l'encours des crédits aux ménages est estimé à 116 MMDH, en hausse de 32,6% par rapport à 2004 et représentant 33% de l'encours global des crédits à l'économie. Les banques ont contribué à hauteur de 76% au financement des ménages contre 24% pour les sociétés de financement essentiellement sous forme de crédits à la consommation.
Toutefois, la dette globale des ménages marocains s'établit à un niveau nettement inférieur à celui observé dans plusieurs pays développés, en raison du faible niveau des revenus, d'un moindre taux de bancarisation, ainsi que d'autres facteurs essentiellement d'ordre culturel. Néanmoins, l'endettement bancaire concerne ces dernières années une population de plus en plus large et porte sur des volumes plus importants et est appelé à se renforcer avec le lancement de produits bancaires alternatifs. Le crédit à la consommation constitue une composante importante de l'endettement des ménages. Il représente la deuxième source d'endettement après le crédit à l'habitat. Les fonctionnaires représentent une part importante des bénéficiaires du crédit à la consommation.
Cette situation est attribuable aux procédures instituées, pour le traitement de leurs demandes de prêts, par la convention conclue en octobre 1999 entre la Paierie principale des rémunérations (PPR) et l'Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Ainsi, le taux d'endettement est inversement proportionnel au niveau des revenus.
Toutefois, il s'est accru pour les différentes catégories de revenus, mais nettement pour la tranche de revenus inférieurs à 3.000 DH, soit 40% contre 35% en 2004. Le taux des créances en souffrance a enregistré une hausse de 6 points pour la tranche de revenus inférieurs à 3.000 DH et un recul de 4 points pour la tranche de revenus supérieurs à 20.000 DH. Alors que les personnes dont le revenu est inférieur à 4.000 DH concentrent 53% des encours de crédit contre 54% en 2004, les personnes âgées entre 40 et 49 ans concentrent 41% des encours de crédit contre 40% en 2004. C'est dire toute l'importance que devrait revêtir la mise en place de règles de transparence relatives à l'offre de financement et de mécanismes permettant de traiter les cas de surendettement.
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Evolution appréciable
Au cours de la période 1995-2006, le crédit à la consommation a connu une évolution appréciable. Ainsi, au terme de l'année 2006, l'encours global des crédits à la consommation, accordés par les établissements de crédit, a enregistré un taux d'accroissement annuel moyen de 16,7% pour s'établir à 40,8 MMDH, réparti à hauteur de 66% pour les sociétés de crédit à la consommation et 34% pour les banques. L'encours total des crédits des sociétés de crédit à la consommation a atteint 26,9 MMDH à fin 2006, soit un taux de croissance annuel moyen de 17% au cours de la période 1995-2006. Néanmoins, cette évolution a été différenciée. Ainsi, durant la période 1995-1999, cet encours a enregistré un taux de croissance annuel moyen d'environ 33,6% pour décélérer à 7% entre 2000 et 2005. Ce ralentissement s'explique par des facteurs d'ordre organisationnel et réglementaire qui ont incité les sociétés de crédit à la consommation à être plus sélectives dans leur politique d'octroi de crédit.
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