NATIONAL
  INTERNATIONAL
  SPORTS
   
  NATIONAL
  INTERNATIONAL
   
  Arts
  Musique
Théatre
Cinema
 
  MODE
  ELLES!
   
  HOROSCOPE
  METEO
  Change
  Videos
  Annuaire Web
 
 
 Economie international :
 
Crise alimentaire: la Banque Mondiale sonne l'alarme
Le président de la Banque mondiale lance un appel aux gouvernements pour qu'ils interviennent, alors que les prix de l'alimentaire risquent de pousser 100 millions de personnes dans la misère. L'ONU craint une «très longue période d'émeutes» de la faim.
           ................................................................................
33 états dans le monde menacés à brève échéance de troubles politiques et sociaux dus à la hausse des prix agricoles et alimentaires, c'est le constat implacable qu'a fait dimanche soir le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick.

«Sur la base d'une analyse sommaire, nous estimons que le doublement des prix alimentaires au cours des trois dernières années pourrait pousser plus profondément dans la misère 100 millions d'individus vivant dans les pays pauvres», a-t-il lancé lors de l'assemblée semestrielle de la Banque.

L'Egypte, le Cameroun, la Côté d'Ivoire, la Mauritanie, l'Ethiopie, Madagascar, les Philippines, l'Indonésie ont déjà connu des «émeutes de la faim» menées par des gens incapables de s'acheter même les produits alimentaires les plus basiques. Elles ont coûté son poste au premier ministre haïtien vendredi.

La Banque mondiale estime que la hausse des prix du blé a atteint 181% en trois ans et celle des prix alimentaires 83% sur la même période. Une hausse encore aggravée par la crise financière, le blé ou le riz devenant des valeurs refuges pour les marchés.


Risques de «guerres» pour Dominique Strauss-Kahn

Dans un entretien à Libération lundi matin, Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation estime que le monde va «vers une très longue période d'émeutes» de ce type. Même son de cloche de la part du président du FMI, Dominique Strauss-Kahn, qui évoque des «conséquences terribles : des milliers, des centaines de milliers de personnes vont être victimes de la faim. Des enfants souffriront de malnutrition, avec des conséquences pour toute leur vie». Et le patron du FMI de prévenir : «comme nous l'avons appris dans le passé, ce genre de situations se finit parfois en guerre».

La Banque mondiale demande donc aux pays les plus riches de ne pas attendre le prochain G8 finances, prévu au Japon en juin, pour agir. Présent dans 78 pays où il nourrit 73 millions de personnes, le Programme alimentaire mondial (PAM) a demandé en urgence 500 millions de dollars à la communauté internationale avant le 1er mai. Il en a déjà reçu «la moitié».


Un «new deal» de l'alimentation

Mais «ce n'est pas assez» et Robert Zoellick martèle : «il demeure urgent que les gouvernements interviennent. Il est crucial que les gouvernements confirment leurs engagements dès que possible et que d'autres commencent à s'engager».

Haïti devrait recevoir rapidement 10 millions de dollars et des experts pour aider les autorités à répondre à la crise. La Banque mondiale prévoit de presque doubler ses prêts agricoles en Afrique en les portants à 800 millions de dollars. Un «new deal pour une politique alimentaire globale» qui ne suffira peut-être pas.
 le figaro .fr 14-04-2008   

   
     Inscription