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 Economie international :
 
Des industriels qui n'ont pas le blues
En dépit de certains vents contraires d'ordre beaucoup plus externe, certains industriels ont le moral presque au beau fixe.
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Le spleen susceptible d'être nourri par les uns et les autres aura même marqué le pas pour faire place à un regain d'optimisme pour le moins mesuré. Pour le moment, aucun signe avant-coureur ne semble se profiler à l'horizon puisque les anticipations positives ont toujours voix au chapitre.

Les prévisions pour les prochains mois demeurent, également, favorables. Selon les résultats de la dernière enquête menée par Bank Al- Maghrib, 50% des industriels ont estimé bon le climat général des affaires durant le premier trimestre 2008, 45% l'ont jugé moyen et 5% l'ont considéré médiocre, soit un solde d'opinion de 45%, en baisse de 6 points d'un trimestre à l'autre. Ce jugement est partagé par les opérateurs dans l'ensemble des secteurs, particulièrement les industries électriques et électroniques et les industries chimiques et parachimiques. Les résultats de l'enquête révèlent que pour 6% des entreprises seulement l'approvisionnement a été facile durant le premier trimestre 2008 contre 14% qui ont éprouvé des difficultés d'approvisionnement, soit un solde d'opinion de -8%. La détérioration des conditions d'approvisionnement a concerné tous les secteurs d'activité, à l'exception des industries chimiques et parachimiques pour lesquelles l'approvisionnement était normal. Le niveau des stocks détenus par les entreprises a été jugé quasiment normal dans l'ensemble. Cette situation couvre un niveau supérieur à la normale dans les industries chimiques et parachimiques, un niveau quasi-normal dans les industries agro-alimentaires, et un niveau inférieur dans les autres secteurs.

L'évolution des effectifs employés, a connu une amélioration d'un trimestre à l'autre. Excepté les industries agroalimentaires et les industries du textile et du cuir qui ont enregistré une quasi-stagnation des effectifs, les autres secteurs ont connu un renforcement du personnel.
Cette évolution est appelée à se poursuivre durant le prochain trimestre. Pour ce qui est du climat social, 93% des entreprises enquêtées l'ont qualifié de calme au cours du 1er trimestre 2008, en baisse de 4 points.

En revanche, 7% l'ont estimé tendu notamment dans les industries électriques et électroniques. Selon les résultats de l'enquête, le coût unitaire de production a augmenté au cours du premier trimestre 2008, avec un solde d'opinion de 45%, en baisse de 14 points, et ce, dans l'ensemble des secteurs, en particulier, les industries électriques et électroniques et les industries
agro-alimentaires.
Par composante, les coûts des matières premières, autres que l'énergie, ont augmenté au cours du trimestre précédent avec un solde d'opinion de 67%, suivis par les coûts salariaux, énergétiques et financiers qui ont été inscrits en hausse avec des soldes d'opinion de 35%, de 32% et de 25% respectivement.

D'après les investigations diligentées par l'institution d'émission, au niveau sectoriel, les coûts des matières premières ont constitué la principale source de l'augmentation du coût unitaire de production dans l'ensemble des secteurs, particulièrement, dans les industries agroalimentaires, les industries chimiques et parachimiques et les industries électriques et électroniques.
Selon l'opinion des chefs d'entreprises, l'accentuation de la concurrence, le coût
élevé des intrants et l'insuffisance de la demande ont constitué, par ordre d'importance, les trois principales entraves au développement de la production industrielle. Au niveau sectoriel, l'insuffisance de la demande a été considérée comme principal facteur entravant le développement des industries du textile et
du cuir.

Dans les industries électriques et électroniques, le manque de personnel qualifié a constitué le principal facteur avancé, tandis que dans les autres secteurs, il s'agissait du coût élevé des intrants et l'accentuation de la concurrence.
Les résultats de l'enquête font ressortir que la situation de trésorerie au cours du premier trimestre 2008, était normale pour 60% des entreprises, supérieure à la normale pour 3% et inférieure à la normale pour 37%, soit un solde d'opinion de -34%, en baisse de 19 points d'un trimestre à l'autre.

Cette situation a concerné tous les secteurs, à des degrés divers. La situation de la trésorerie des entreprises a été affectée essentiellement par les difficultés de recouvrement et par les charges autres que financières qui ont touché l'ensemble des secteurs d'activité. Les industries chimiques et parachimiques ont également subi l'impact de l'allongement du délai de livraison.
Les dépenses d'investissement réalisées au premier trimestre 2008 ont enregistré une hausse dans l'ensemble des secteurs, à l'exception des industries du textile et du cuir où les opérateurs ont indiqué une légère baisse des investissements.
Cette tendance devrait se poursuivre au cours des trois prochains mois avec une augmentation plus importante dans les industries électriques et électroniques et une stagnation dans les industries du textile et du cuir.

Concernant la structure du financement des investissements envisagés à court terme, l'autofinancement vient en première place avec 57% du montant investi, suivi du crédit bancaire avec 30% et du crédit-bail avec 9%. L'augmentation de capital vient en dernière place avec 3%.
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Le loyer de l'argent onéreux
Les conditions d'accès au financement bancaire ont été jugées normales par 91% des entreprises industrielles, tandis que 4% des entreprises ont déclaré difficile l'accès au crédit bancaire contre 5% qui l'ont estimé facile, soit un solde d'opinion de 1%, en baisse de 4 points de pourcentage d'un trimestre à l'autre.

Au niveau sectoriel, à l'exception des industries du textile et du cuir, où les opérateurs ont qualifié l'accès au financement bancaire de difficile, et les industries agro-alimentaires où ils l'ont jugé facile, ils l'ont considéré normal pour les autres secteurs.

De même, les entreprises enquêtées estiment que le coût du crédit bancaire est resté élevé dans l'ensemble des secteurs, particulièrement dans les industries du textile et du cuir et les industries électriques et électroniques.
 Le matin 23-04-2008   

   
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