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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juin a fini à 112,52 dollars, en baisse de 94 cents. C'est le niveau le plus bas depuis le 14 avril.
La séance a été marquée par de faibles volumes d'échange, les marchés asiatiques et européens étant fermés pour cause de jour férié.
"Les investisseurs procèdent à des ventes à cause de l'augmentation des réserves (de pétrole) et le redressement du dollar", a indiqué Eric Wittenauer, stratège au cabinet Wachovia Securities.
Les stocks de brut américains ont augmenté de 3,8 millions de barils la semaine dernière, apaisant les craintes sur les approvisionnements alors que des installations pétrolières au Nigeria et en Ecosse ont été l'objet de perturbations récemment.
En outre, le dollar, dont l'effritement avait attiré des fonds spéculatifs sur les marchés pétroliers lors des dernières semaines, a retrouvé quelques couleurs après que la banque centrale américaine (Fed) a implicitement indiqué une pause monétaire vendredi.
Après être passé à plus de 1,60 dollar pour un euro la semaine dernière, le billet vert s'échangeait autour de 1,54 jeudi, rendant un peu moins attractif le brut pour les investisseurs hors zone billet vert.
"Le regain du dollar va continuer de peser sur les cours du pétrole", estime Eric Wittenauer.
Les cours du baril de pétrole avaient frôlé les 120 dollars lundi, à 119,93 dollars, un record absolu.
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