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"La vision du FMI sur les trimestres qui viennent n'est pas très positive aux Etats-Unis avec des conséquences pas particulièrement sur la France mais sur tous les pays européens", a déclaré à la presse M. Strauss-Kahn qui assistait au gala annuel du Comité des Américains juifs dont le Premier ministre François Fillon était l'invité d'honneur.
"Nous nous attendons à ce que les choses soient tout de même assez difficiles", a-t-il ajouté.
A la question de savoir si "le pire est passé", il a répondu: "C'est toujours très difficile à dire. L'analyse du FMI, c'est qu'il y a encore des risques importants et donc on n'est pas sûr que tout soit derrière nous. On n'est pas sûr du contraire non plus."
"On craint qu'il y ait encore des pertes (des banques, ndlr) qui soient masquées et qui ne soient pas encore apparues", a-t-il dit.
M. Strauss-Kahn doit s'entretenir vendredi après-midi avec M. Fillon. Les deux hommes devraient évoquer les prévisions du FMI pour la croissance française --1,4% pour 2008-- jugées "exagérément pessimistes" par Paris qui table sur 1,7-2%.
"Je ne fais pas de politique française", a fait valoir M. Strauss-Kahn alors qu'on lui demandait son opinion sur les solutions économiques mises en oeuvre par le gouvernement pour contrer la crise.
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