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Le mois suivant, une commission mixte a été mise en place pour définir une stratégie plus efficace pour un meilleur partenariat entre les deux parties. Elle devrait plancher sur un ensemble de propositions dont notamment la fixation du montant et de la recapitalisation d'ASI ainsi que des modalités et du calendrier du transfert de la gestion de la compagnie marocaine à la partie sénégalaise. Depuis, le silence radio a été de mise.
Les travaux de la commission ont été unilatéralement interrompus. Aucun nouvel élément concret n'est intervenu dans cette affaire, si ce n'est dans le champ médiatique. Le retour sur la scène médiatique de la question de la reprise du contrôle d'ASI fait suite à la déclaration faite, il y a deux semaines, par le conseiller en communication de Farba Senghor, ministre sénégalais de l'Artisanat et des Transports. Pour couper court à toute supputation, RAM a tenu à apporter certaines précisions à cette affaire. «Se plaçant dans le cadre de la fraternité maroco-sénégalaise, RAM reste disposée à soutenir toute nouvelle initiative du gouvernement sénégalais et assure, dans cette attente, le fonctionnement de sa filiale, dont elle est toujours majoritaire à 51%, malgré les difficultés de l'heure et les incertitudes qui persistent», d'après un communiqué qui nous est parvenu hier, le management de RAM n'a pas manqué de rappeler que suite au
déficit accumulé depuis sa création et largement dû à l'exceptionnelle rapidité de sa croissance, la situation de trésorerie d'ASI a connu une crise vers la moitié de l'année 2006.
Cette trésorerie a été renflouée par un apport en compte courant d'associé de 10 millions d'euros consentis par RAM à sa filiale en septembre de la même année.
Parallèlement à cette opération, un plan de redressement rigoureux a été entamé avec l'aide des plus hautes autorités sénégalaises, qui a conduit au redressement actuellement constaté. Un plan qui a commencé à donner ses fruits. Depuis janvier 2008, le trafic a bondi de 20,40 % et le chiffre d'affaires s'est amélioré de 10,05%. Selon les dires du management, les paramètres d'exploitation de la filiale
sont actuellement corrects et permettent de faire face aux dépenses courantes et d'assurer le remboursement des dettes.
Sur le plan comptable et conformément à la législation, la compagnie a imputé, sur la même année 2006, l'intégralité des charges accumulées à cette date et non comptabilisées, faisant apparaître un déficit d'environ 20 millions d'euros,
qui reste ainsi inférieur à 4% du chiffre d'affaires cumulé.
D'ailleurs, le conseil d'administration d'ASI a été régulièrement informé de l'évolution des difficultés rencontrées et des solutions mises en œuvre, qui ont réuni l'unanimité des partenaires.
Pour le moment, la direction de RAM s'engage personnellement auprès de chaque collaborateur d'ASI à tout mettre en œuvre pour assurer la pérennité de la Compagnie et la préservation des emplois.
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Extension de RAM en Afrique
La volonté de l'Etat sénégalais de prendre en charge seul l'intégralité de la recapitalisation et de reprendre à son compte les garanties exigées par les partenaires ainsi que la gestion de la compagnie ASI ne semblerait pas déranger la politique d'extension de la RAM sur le continent africain. Un marché considéré comme porteur
et stratégiquement lié au développement de la compagnie aérienne marocaine. Actuellement, le poids du marché Afrique est en évolution dynamique puisqu'il représente presque 20% du chiffre d'affaires global de RAM alors qu'il y a 6 ans il ne représentait que 3 à 5%.
Pour mémoire, RAM ne s'était pas intéressée il y a une dizaine d'années de manière volontariste au marché africain, elle était surtout orientée sur les marchés émetteurs en tourisme ainsi que sur les Marchés à vocation ethnique (MRE).
Ce n'est que durant les 4 dernières années, avec les mutations au niveau du transport aérien dans le monde, avec l'Open sky, l'arrivée de nouveaux concurrents avec le déferlement des low cost étrangères ou nationales que la compagnie a changé de direction en procédant à la création de Atlas Blue.
Ce recentrage sur la politique commerciale de RAM a permis de dédier à la nouvelle compagnie tous les points à points ainsi que le portefeuille Charter de RAM. Ce qui a permis à celle-ci de se concentrer sur son hub de Casablanca et d'ajuster ses dessertes vers les autres secteurs à l'étranger. Ainsi RAM a développé sa politique africaine. Elle a investi en offrant le maximum de dessertes sur le contient africain et par la même occasion en ouvrant de nouvelles destinations qui ont permis d'occuper le terrain face aux compagnies leaders sur le marché telles Air France et SN Bruxelles.
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