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Dans cet environnement de nouvelle génération de réseaux et de services, l'offre n'est plus seulement orientée vers la fourniture d'un service donné mais plutôt vers un ensemble de services innovants». Il s'agit là d'une des plus importantes vérités dévoilées par les responsables de l'Agence Nationale de Réglementation et de Télécommunications (ANRT), à l'occasion de la célébration du 10e anniversaire du régulateur, dont la contribution à la réussite de la libéralisation et à la montée en puissance du secteur des télécoms au Maroc est, de l'avis de tous, indéniable.
Le concept même de Service Universel, a évolué car ce mécanisme, mis en place par le législateur en vue de réduire la fracture numérique, expliquent-ils, ne se limite plus à un service téléphonique mais englobe désormais la fourniture de services à valeur ajoutée, et plus particulièrement l'accès à l'Internet. Autrement dit, selon eux, il faudra prendre en considération l'accès à ce service «dont la portée sur la société de l'information et du savoir est considérable» pour être dans la logique de l'accès au Service Universel. Les responsables de cet organisme de régulation ne se sont pas contentés du constat. Ils ont, en fait, montré le chemin à suivre pour dépasser cette situation et relever les défis du futur.
Il s'agit en premier lieu de définir de nouveaux leviers réglementaires et de concevoir des moyens permettant d'améliorer constamment la qualité des services proposés et d'obtenir une efficacité optimale des investissements réalisés. L'objectif étant de promouvoir et de faciliter l'accès haut débit au moindre coût et dans les meilleures conditions. «Tenant compte des transformations rapides que connaît le secteur, l'Agence devra examiner sous un angle nouveau les missions qui lui sont attribuées, en vue de garantir l'accès universel aux technologies de
l'information et des télécommunications», a-t-on expliqué. Il s'agit, a-t-on précisé, d'optimiser l'usage des ressources disponibles et de veiller à l'instauration d'un environnement concurrentiel favorable à de nouveaux investissements, dans un contexte sécurisé.
Autre axe de développement est la définition de nouvelles missions. «Le déploiement massif des technologies d'identification par radiofréquence (RFID) implique assurément une révision de certains axes de régulation tels que la gestion des fréquences ou les principes d'interconnexion», a-t-on souligné. Et ce n'est pas tout. Bien d'autres aspects, tels que la protection des consommateurs, la protection des données privées et la gestion de l'identité numérique, devront alors être réexaminés de manière très approfondie, selon les responsables de l'ANRT.
Parmi les autres orientations stratégiques à donner à l'action future dans ce domaine est la convergence.
Face aux transformations rapides que connaît le marché des télécommunications, il devient impératif, a-t-on insisté, de rompre les barrières existantes, basées sur une classification par type de technologie ou de service. Les acteurs s'intéresseront par conséquent de plus en plus à la convergence entre le monde des télécommunications, de l'audiovisuel et de l'Internet. Les industriels, les exploitants d'infrastructures ainsi que les fournisseurs de services opérant dans les différents secteurs du marché des TIC devront donc baser leur stratégie sur les nouveaux modèles économiques retenus. «Ces derniers tendent de plus en plus vers des approches horizontales basées sur les principes de partenariat et de coopération entre les concurrents traditionnels», a-t-on souligné.
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Confiance numérique
«Face à cet environnement multiservice convergent, la mise en place d'un cadre réglementaire approprié permettant de protéger la vie privée des utilisateurs et d'instaurer la confiance numérique devient nécessaire et urgent», d'après l'ANRT. L'administration électronique et l'e-commerce comportent des risques qu'il convient de sécuriser pour stimuler cette confiance, ont expliqué les responsables de l'Agence, en précisant que la protection des consommateurs, celle des données privées, la gestion de l'identité numérique, sont autant de chantiers qui devront être approfondis au cours des années à venir.
Parmi les missions attribuées à l'ANRT par le législateur, figure l'agrément des équipements terminaux destinés à la commercialisation sur le marché marocain. «Malgré toutes les précautions prises lors de ces attributions, l'Agence devra continuer d'investir dans la recherche pour que cette question pertinente de l'effet du rayonnement électromagnétique sur la santé des consommateurs soit maîtrisée», estime le régulateur. La santé des générations actuelle et future en dépend, et le consommateur est en droit d'être en permanence informé des résultats de la recherche, ajoute-t-il.
Les investissements réalisés dans le secteur des télécoms sont importants et concernent la mise en place d'infrastructures souvent imposantes sur l'ensemble du territoire national, fait-on remarquer. Régulateur, opérateurs et collectivités devront donc porter une attention toute particulière à la sauvegarde de l'environnement, conclut-on.
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